SAISON DE CHASSE 

Temporada de Caza | de NATALIA GARAGIOLA | Long métrage  | 2017 | Argentine, USA, Allemagne, France, Qatar | 105 min | couleur

Synopsis

Ernesto est un guide de chasse respecté en Patagonie où il vit avec sa nouvelle famille. Après le décès de sa précédente épouse, il est obligé de loger son fils adolescent (Nahuel), qu'il n'a pas vu depuis plus de dix ans.
Confronté au passé qu'il a laissé derrière lui, Ernesto lutte pour contenir les violentes explosions de son fils. Sans sympathie pour sa nouvelle famille, Nahuel pousse son père jusqu’au conflit.
Dans l'hostilité de la nature, le ressentiment cède la place à une relation possible entre ces deux hommes. Leur réunion les confrontera à leur propre capacité à tuer et à pardonner.

FICHE ARTISTIQUE

& TECHNIQUE

Réalisation : Natalia Garagiola
Scénario : Natalia Garagiola

Direction de la photo : Fernando Lockett

Décors : Marina Raggio

Son : Santiago Fumagalli

Costumes : Victoria Nana

Direction de production : Fernando Méndez

Assistanat Réalisation : Bruno Roberti

Montage : Gonzalo Tobal

Distribution : Lautaro Bettoni (Nahuel); Germán Palacios (Ernesto); Boy Olmi (Bautista); Rita Pauls (Clara)
 

Production : Rei Cine SRL
Coproduction : Gamechanger Films, Augenschein Filmproduktion, Les Films de l’Étranger
Producteurs : Santiago Gallelli, Matías Roveda, Benjamin Domenech, Gonzalo Tobal
Coproducteurs : Mynette Louie, Jonas Katzenstein, Maximilian Leo, Catharina Schreckenberg, Philippe Avril.
Producteurs exécutifs : Julie Parker Benello, Dan Cogan, Geralyn Dreyfous, Wendy Ettinger, Philipp Stendebach
Coproducteurs exécutifs : Abigail Disney, Regina K. Scully.

Soutiens : INCAA (Instituto Nacional de Cine y Artes Audiovisuales), Torino Film Lab (Production Award), Doha Film Institute, World Cinema Fund, Eurométropole de Strasbourg, Mecenazgo Cultural – Buenos Aires Ciudad, Cinéma en Construction - Toulourse, Buenos Aires Lab, Cannes Nordic Factory, Rotterdam Lab, BrLab, TyPA.

FESTIVALS

&

PRIX

                         Première : 32e Semaine Internationale de la Critique de Venise :

                          Prix SIAE du public - août 2017

                          • Festival de San Sebastián (Horizontes Latinos), sept 2017

                          • Chicago International Film Festival (New Directors), oct 2017

                          • Festifreak - Festival Internacional de La Plata , oct 2017
• MAFICI - Festival Internacional de Cine de Puerto Madryn, oct 2017:

Meilleur Premier Film - Premio Ballena Franca Austral
• Filmfest Hamburg, oct 2017
• Bratislava International Film Festival, nov. 2017
• Zagreb Film Festival, nov. 2017
• International Film Festival Macao, déc. 2017

• 30e Cinélatino – Rencontres de Toulouse - Prix FIPRESCI, mars 2018

• 3e Effervescence - Festival de Cinéma de Mâcon - Prix du jury, octobre 2018

LIENS

Ventes mondiales : Alpha Violet

À PROPOS DU FILM

Pour son premier long métrage, Natalia Garagiola met en avant l'évocation des paysages de Patagonie ainsi que la présence d'un grand acteur argentin, Germán Palacios. Saison de Chasse devrait poursuivre son voyage en festivals bien après sa première à la Semaine de la Critique de Venise. Son esthétique époustouflante devrait toucher la corde sensible du public argentin lors de sa sortie nationale en septembre, et pourrait attirer l'attention au-delà de l’Argentine.
Rappelant Aaron Taylor-Johnson avec son air morose et sa mèche impressionnante, Lautaro Bettoni interprète pour son premier rôle principal le jeune Nahuel, un adolescent qui, lors d’un vif préambule, est expulsé de sa prestigieuse école de Buenos Aires en raison d’une bagarre et envoyé par son beau-père, le bienveillant Bautista (Boy Olmi), chez son père Ernesto dans une maison isolée en Patagonie.
La relation difficile entre Nahuel et Ernesto, qui ne se sont pas vus depuis de nombreuses années, est posée dès le début, alors qu'Ernesto fait attendre son fils pendant trois heures à l'aéroport. Nahuel a du mal à trouver ses marques dans la maison simple où Ernesto vit avec sa femme Clara (une Rita Pauls sous-utilisée) et ses trois fillettes bruyantes. L’atmosphère est aussi glaciale que l'environnement enneigé. Aucun des deux hommes ne semble pouvoir se dire plus de deux mots sans que leur ressentiment partagé ne déborde.
Lorsque Ernesto, garde forestier, décide d'emmener Nahuel à la chasse, lui apprenant la discipline nécessaire pour tenir et utiliser un fusil, ils commencent à trouver un point de liaison. Au cours de quelques expéditions dans la nature, seul et avec les collègues d'Ernesto, leur relation se dégèle peu à peu.
Avec ses deux personnages aussi peu loquaces l’un que l’autre, Natalia Garagiola raconte son histoire avec un sens de l’observation subtil et des ondulations narratives prenant la forme de brefs échanges, de gestes et d'actions apparemment déconnectés. La table de la salle à manger est un motif récurrent et soigné où les repas familiaux évoluent de moments tendus et rugueux vers des réunions plus sociables. La perte de la mère de Nahuel - le catalyseur de la rupture des relations entre le père et le fils - est bien gérée avec pour leitmotiv une vidéo que Nahuel visionne sur son téléphone (et que nous ne verrons qu’à la toute fin) et lors d’une grande confrontation en bord de route entre le père et le fils.
De même, la nature est bien utilisée par le directeur de la photographie Fernando Lockett, Nahuel souvent cadré en une minuscule silhouette perdue dans l’horizon. Leurs expéditions à la recherche de cerfs - et, plus tard, de braconniers - fait écho à leur recherche d'un terrain d'entente émotionnel, et ce respect, pour la nature et comme pour l'autre, va dans les deux sens.
Saison de Chasse gagne par la maturité dramatique et la légèreté du toucher de sa réalisatrice.
(Nikki Baughan, Screendaily, 3 septembre 2017)

L’histoire souvent contée d'un adolescent en rupture sociale et luttant pour trouver sa place dans le monde trouve un certain parfum argentin dans Saison de Chasse (Temporada de Caza). Bien qu’elle ne soit pas nouvelle, l’histoire est racontée avec sensibilité, et cette approche nuancée, doublée d’une interprétation convaincante, aide à faire passer ce film au-dessus du drame familial habituel.

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